L’étiquetage du vin est soumis à une réglementation stricte. En tant que vigneron, si vous commercialisez vos bouteilles, vous avez donc l’obligation de faire figurer certaines informations sur vos produits. Coserm, spécialiste de l’étiquetage, vous explique lesquelles.

L’étiquetage des bouteilles de vin : à quoi ça sert ?

 

L’étiquette présente sur une bouteille de vin à plusieurs utilités. Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, elle vise à « aider les consommateurs dans leur choix, à fournir une information loyale favorisant une concurrence équitable, à protéger leur santé et à établir la traçabilité du produit ».

Attention, il ne faut pas confondre cette étiquette avec la contre-étiquette, collé au dos de la bouteille. Cette dernière donne des informations complémentaires non-obligatoires sur le vin.

Les mentions obligatoires

 

Le saviez-vous ? Il existe 8 mentions obligatoires à apposer sur les étiquettes pour tous les vins. Elles doivent être visibles et lisibles (1.2 mm minimum, sauf pour le TAVA et le volume nominal). De plus, les mentions obligatoires doivent être regroupées dans le même champ visuel, exception faites au numéro de lot et des allergènes.

A noter : les vins mousseux et les vins AOP et IGP doivent apposés une ou deux mentions obligatoires supplémentaires.

#1 La dénomination de vente

La catégorie du vin (vin, vin mousseux, vin pétillant…) doit figurer sur l’étiquette, sauf pour les vins bénéficiant de la dénomination AOP, AOC ou IGP, précise le site gouvernemental de l’économie.

Ces derniers doivent présenter sur leurs étiquettes les termes « appellation d’origine protégée », « appellation d’origine contrôlée » ou « indication géographique protégée » suivi de la dénomination de l’AOC, de l’AOP ou de l’IGP. Il est possible de remplacer la mention IGP par « vin de pays ». Mais, dans ce cas, le logo communautaire IGP doit obligatoirement figurer sur la bouteille.

#2 Le titre alcoométrique volumique acquis (TAVA)

Il s’agit de la proportion d’alcool contenue dans le vin. Selon le site de gouvernemental de l’économie, elle doit être indiquée sur l’étiquette en unité ou demi-unité de pourcentage avec le symbole « % vol. ». La taille minimum des caractères est de 3 mm pour les bouteilles de moins de 100 cl. Au-dessus, la taille des caractères doit être de 5 mm minimum.

#3 La provenance du vin

Cette mention est obligatoire pour les VSIG (vins sans indication géographique), il s’agit des anciens vins de table. Elle doit figurer soit dans la dénomination de vente (« vin de France », « vin de la Communauté européenne »…) soit en complément (« Produit en France », « Produit de la Communauté européenne », etc.), indique le site gouvernemental de l’économie.

#4 Le volume nominal

Pour chaque catégorie de vins, une gamme de volumes usuels est définie. Au sein de cette gamme, les vins mousseux doivent être commercialisés dans des volumes imposés.

#5 Le nom de l’embouteilleur

Autre mention obligatoire sur l’étiquette du vin : le nom de l’embouteilleur. Il s’agit de la personne physique ou morale qui procède (ou fait procéder) à la mise en bouteille. Selon le site gouvernemental de l’économie, le nom et l’adresse de l’embouteilleur doivent ainsi être mentionnés suivi des termes « embouteilleur » ou « mise en bouteille par ».

Pour les vins avec IG, le site gouvernemental de l’économie précise que le nom de l’embouteilleur peut être remplacé par des termes spécifiques, lorsque l’embouteillage a lieu dans l’exploitation du producteur, dans les locaux d’un groupement de producteurs tel qu’une cave coopérative ou dans une entreprise située dans la zone géographique délimitée ou à proximité immédiate de la zone géographique délimitée concernée.

#6 Le numéro de lot

Toujours selon le site gouvernemental de l’économie, le numéro de lot doit figurer sur l’étiquette d’une bouteille de vin. Les chiffres et lettres (qui composent le numéro de lot) doivent être précédés par la lettre L, sauf si le numéro peut se distinguer facilement des autres mentions présentes sur l’étiquette.

#7 Les allergènes

Comme sur de nombreux produits, la liste des allergènes doit figurer sur l’étiquette des bouteilles de vin, notamment la présence de l’allergène « anhydride sulfureux », autrement dit, les sulfites. Sachez qu’en France, la mention anglaise peut être utilisée (« contains sulphites »).

#8 Le message sanitaire

Bien sûr, l’alcool est à consommer avec modération et son abus est dangereux pour la santé. Mais l’obligation sur l’étiquette concerne les femmes enceinte. En effet, les boissons alcoolisées (plus de 1.2 % vol.) doivent faire apparaître un message préconisant la non-consommation d’alcool aux femmes enceintes. Le site gouvernemental de l’économie propose un exemple : « la consommation d’alcool pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant » ou d’un pictogramme montrant une femme enceinte dans un cercle barré rouge.

#9 La teneur en sucre

C’est une obligation seulement pour les vins mousseux (brut, sec, doux…). En revanche, la mention de la teneur en sucre est facultative pour les autres vins mais réglementée, indique le site gouvernemental de l’économie.

 

Quelles sont les mentions facultatives réglementées ?

 

Parmi les mentions facultatives réglementées, on retrouve :

  • Le millésime et le cépage : le millésime exige qu’au moins 85 % des raisins utilisés aient été récoltés durant l’année du millésime. Pour le cépage, il peut être mentionné uniquement si le vin est issu à 85 % au moins d’une même variété de vigne ;
  • Les mentions relatives à certaines méthodes de production : les mentions « élevé en fût », ou « vieilli en fût » peuvent figurer sur l’étiquette sous réserves que le vin (la moitié de son volume au moins) ait été fermenté, vieilli ou élevé dans des récipients en bois (sans contact avec des copeaux) pendant 6 mois minimum ;
  • Les distinctions et médailles : les concours qui ont permis l’obtention de ces récompenses, doivent faire partie d’une liste établie par le ministre en charge de la consommation, pour pouvoir figurer sur les étiquettes des vins ;
  • L’exploitation agricole : les références à une exploitation sont réservées aux vins IG.

Étiquetage du vin : que faire pour vous distinguer des concurrents ?

 

Si certaines mentions figurant sur l’étiquette d’une bouteille de vin sont obligatoires ou réglementées, d’autres sont totalement libres. N’hésitez pas à ajouter certaines informations, l’année de récolte par exemple.

Aussi, n’hésitez pas à utiliser la contre-étiquette ! Vous pouvez y faire figurer diverses informations, à conditions qu’elles soient exactes et qu’elles n’induisent pas le consommateur en erreur. De quoi valoriser votre savoir-faire et les qualités de votre vin !

Coserm, spécialiste de l’étiquetage, peut vous accompagner dans l’impression et la création de vos étiquettes pour bouteilles (vins, champagnes et autres spiritueux). Nous garantissons une grande qualité d’impression et d’étiquettes. Contactez-nous pour plus d’informations.